‹ Œuvres spirituelles du P. JuddeChapitre 118 sur 140 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

dans les voies épineuses de la vertu, sans se blesser.

Amenez le veau gras . et le tuez (1). Qu'on lui serve ces mets exquis , si différens de ceux qu'on goûte loin de Dieu , et qui confondent l'homme avec la bète , et sa nourriture avec celle des animaux immondes : lumières pénétrantes , paix du cœur, joie du Saint-Esprit, délices des âmes pures.

Mangeons et faisons bonne chère (2). Les anges se réjouissent dans le Ciel, au retour d'un pécheur; pourquoi ne nous en réjouirions - nous pas sur la terre ? Les morts , qui ne meurent que d'une mort naturelle , ne sont pas si à plaindre qu'il l'était : il? reposent dans la paix du Seigneur. Celui-ci ne devait plus attendre que la mort seconde, l'endurcissement , l'impénilence, l'enfer : il est ressuscité , je le revois , je l'embrasse ; il ne m'échappera pas , il ne m'abandonnera plus.

Qu'un père si bon est estimable ! Qu'un pécheur, que tant de boutés ne toucheraient pas, serait aveugle , insensible , misérable !

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