ACTE II, SCÈNE XIX 2irô
épouse! ah! vous la garderez... longtemps: mais il faut avant que j'en chasse un insolent, de manière à ne plus le rencontrer nulle part.
LA COMTESSE se jette à genoux, les bras élevés. — Monsieur le COlîlte,
épargnez un enfant; je ne me consolerais pas d'avoir causé...
le comte. — Vos frayeurs aggravent son crime.
la comtesse. — Il n'est pas coupable, il partait; c'est moi qui l'ai fait appeler.
le comte furieux. — Levez-vous. Otez-vous... Tu es bien audacieuse d'oser me parler pour un autre?
la comtesse. — Eh bien! je m'ôterai, monsieurt je me lèverai; je vous remettrai même la clé du cabinet : mais, au nom de votre amour...
le comte. — De mon amour, perfide!
LA COMTESSE se lève et lui présente la clef. — Promettez-moi que VOUS
laisserez aller cet enfant sans lui faire aucun mal; et puisse après tout votre courroux tomber sur moi, si je ne vous convaincs pas...
le comte, prenant la clé. — Je n'écoute plus rien.
LA COMTESSE se jette sur une bergère, un mouchoir sur les yeux. — Oh ciel 1
il va périr.
LE COMTE ouvre la porte et recule: — C'est Suzanne!...