SCÈNE IV. — UNE JEUNE BERGÈRE, CHÉRUBIN, en fille, FAN
CHETTE et beaucoup de jeunes filles habillées comme elle, et tenant des bou-
quets, LA COMTESSE, SUZANNE.
fanchette. — Madame, ce sont les filles du bourg qui viennent vous présenter des fleurs.
la comtesse, serrant vite son ruban. — Elles sont charmantes : je me reproche, mes belles petites, de ne pas vous connaître toutes. (Montrant chérubin.) Quelle est cette aimable enfant qui a l'air si modeste?
DNE bergère. — C'est une cousine à moi, madame, qui n'est ici que pour la noce.
la comtesse. — Elle est jolie. Ne pouvant porter vingt bouquets,
faisons honneur à l'étrangère. (Ellev prend le bouquet de Chérubin, et la fcse au front.) Elle OU rougit ! (A Suzanne.) Ne ITOUVeS-tU pas, SuZOn...
qu'elle ressemble à quelqu'un?
suzanne. — A s'y méprendre, en vérité.
CHERUBIN, à part, les mains sur son cœur, — Aa! Ce baiser-là m'a été
bien loin!