‹ Œuvres; théâtre et mémoiresChapitre 207 sur 317 · ACTE IV, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE XI

Figaro, vite. — Parce qu'il fait de plats airs de chapelle?

bazile, vite. — Et lui, des vers comme un journal l

figaro, vite. — Un musicien de guinguette l

bazile, vito. — Un postillon de gazette l

figaro, vite. — Cuistre d'oratorio !

bazile, vite. — Jockey diplomatique !

le comte, assis. — Insolents tous les deux!

bazile. — Il me manque en toute occasion.

figaro. — C'est bien dit, si cela se pouvait!

bazile. — Disant partout que je ne suis qu'un sot.

figaro. — Vous me prenez donc pour un écho?

bazile. — Tandis qu'il n'est pas un chanteur que mon talent n'ait fait briller.

figaro. — Brailler.

bazile. — Il le répète 1 s

figaro. — Et pourquoi non, si cela est vrai? Es-tu un prince pour qu'on te flagorne? Souffre la vérité, coquin! puisque tu n'as pas de quoi gratifier un menteur; ou si tu la crains de notre part, pourquoi viens-tu troubler nos noces?

bazile, à Marceline. — M'avez-vous promis, oui ou non, si dans quatre ans vous n'étiez pas pourvue, de me donner la préférence?

Marceline. — A quelle condition l'ai-je promis?

bazile. — Que si vous retrouviez un certain fils perdu, je l'adopterais par complaisance.

tous ensemble. — Il est retrouvél

bazile. — Qu'à cela ne tienne?

TOUS ensemble, montrant Figaro. — Et le VOICI. BAZILE, reculant de frayeur. — J'ai VU le diable !

brid'oison, à Bazile. — Et vou-ous renoncez à sa chère mère!

bazile. — Qu'y aurait-il de plus fâcheux que d'être cru le père d'un garnement!

figaro. — D'en être cru le fils; tu te moques de moi!

bazile, montrant Figaro. — Dès que monsieur est de quelque chose ici, je déclare, moi,, que je n'y suis plus de rien.

(Il sort.)

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