‹ Œuvres; théâtre et mémoiresChapitre 253 sur 317 · SCÈNE XV. — LA COMTESSE, FLOKESTINE, LÉON · texte numérisé non relu

SCÈNE XV. — LA COMTESSE, FLOKESTINE, LÉON

léon continue. — Maman, venez à mon secours. Vous me voyez au désespoir : Florestine ne m'aime plus!

florestine pleurant. — Moi, madame, ne plus l'aimer! Mon parrain, vous et lui, c'est le cri de ma vie entière.

la comtesse. — Mon enfant, je n'en doute pas. Ton cœur excellent m'en répond. Mais de quoi donc s'afflige-t-il?

léon. — Maman, vous approuvez l'ardent amour que j'ai pour elle?

FLORESTINE se jetant dans les bras de la comtesse. — Ordonnez-lui donc

de se taire! (En pleurant.) Il me fait mourir de douleur!

la comtesse. — Mon enfant, je ne t'entends point. Ma surprise égale la sienne... Elle frissonne entre mes bras! Qu'a-t-il donc fait qui puisse te déplaire?

florestine se renversant sur elle. — Madame, il ne me déplaît point. Je l'aime et le respecte à l'égal de mon frère ; mais qu'il n'exige rien de plus.

léon. — Vous l'entendez, maman! Cruelle fille, expliquez-vous.

florestine. — Laissez-moi ! laissez-moi! ou vous me causerez la mort.

Page 1