‹ Œuvres; théâtre et mémoiresChapitre 256 sur 317 · SCÈNE XIX. — BÉGEARSS, FIGARO, LÉON · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX. — BÉGEARSS, FIGARO, LÉON

léon se contenant mal. — Monsieur, monsieur, un mot. — Il importe à votre repos que vous répondiez sans détour. — Florestine est au désespoir : qu'avez-vous dit à Florestine?

bégearss d'un ton giacé; — Et qui vous dit que je lui aie parlé? Ne peut-elle avoir des chagrins, sans que j'y sois pour quelque chose l

ikon vivemorit. — Point d'évasions, monsieur. Elle était d'une humeur charmante : en sortant d'avec vous, on la voit fondre en larmes. De quelque part qu'elle en reçoive, mon cœur partage ses chagrins. Vous m'en direz la cause, ou bien vous m'en ferez raison.

bégearss. — - Avec un ton moins absolu, on peut tout obtenir de moi; je ne sais point céder à des menaces.

léon furieux. — Eh bien, perfide, défends-toi. J'aurai ta vie, ou

tU auras la mienne ! (Il met la main à son épée.)

figaro les arrête. — Monsieur Bégearss ! au fils de votre ami ! dans sa maison ! où vous logez !

bégearss se contenant. — Je sais trop ce que je me dois... Je vais m'expliquer avec lui; mais je n'y veux point de témoins. Sortez, et laissez-nous ensemble.

léon. — Va, mon cher Figaro : tu vois qu'il ne peut m'échapper. Ne lui laissons aucune excuse.

fjgaro à part. — Moi, je cours avertir son père, (il sort.)

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