‹ Œuvres; théâtre et mémoiresChapitre 294 sur 317 · SCÈNE III. — Les mêmes, FLORESTINE, SUZANNE · texte numérisé non relu

SCÈNE III. — Les mêmes, FLORESTINE, SUZANNE

florestine accourant. — Mon Dieu ! maman, qu'avez-vous donc?

la comtesse. — Rien que d'agréable à t'apprendre ; et ton parrain va t'en instruire.

le comte. — Hélas! ma Florestine, je frémis du péril où j'allais plonger ta jeunesse. Grâce au ciel, qui dévoile tout, tu n'épouseras point Bégearss! Non, tu ne seras pas la femme du plus épouvantable ingrat... 1

florestine. —Ah! ciel! Léon!...

Léon. — Ma sœur, il nous a tous joués 1

FLORESTINE au comte. — Sa SŒÙr !

le comte. — Il nous trompait. Il trompait les uns par les autres, et tu étais le prix de ses horribles perfidies. Je vais le chasser de chez moi.

la comtesse. — L'instinct de ta frayeur te servait mieux que nos lumières. Aimable enfant, rend grâces au ciel qui te sauve d'un tel danger.

léon. — Ma sœur, il nous a tous joués!

florestine au comte. — Monsieur, il m'appelle sa sœur!

la comtesse exaltée. — Oui, Floresta, tu es à nous. C'est là notre secret chéri. Voilà ton père, voilà ton frère; et moi je suis ta mère pour la vie. Ah! garde-toi de l'oublier jamais! (Elle tend la main au comte.) Almavir, pas vrai qu'elle est ma /î//e?

le comte exalté. — Et lui, mon fils; voilà nos deux enfants.

(Tous se serrent dans les bras l'un de l'autre.)

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