‹ Œuvres; théâtre et mémoiresChapitre 97 sur 317 · SCÈNE II. — BARTHOLO, LE COMTE, en bachelier · texte numérisé non relu

SCÈNE II. — BARTHOLO, LE COMTE, en bachelier

le comte. — Que la paix et la joie habitent toujours céans î

BARTHOLO, brusquement. — Jamais souhait ne vint plus à propos. Que voulez-vous?

le comte. — Monsieur, je suis Alonzo, bachelier, licencié...

bartholo. — Je n'ai pas besoin de précepteur.

le comte. — Elève de don Bazile, organiste du grand couvent, qui a l'honneur de montrer la musique à madame votre...

bartholo. — Bazile ! organiste ! qui a l'honneur! Je le sais, au fait.

le comte. — (a part.) Quel homme! (Haut.) Un mal subit qui le force à garder le lit...

bartholo. — Garderie lit! Bazile! Il a bien fait d'envoyer; je vais le voir à l'instant.

le comte. — (a part.) Oh! diable! (Haut.) Quand je dis le lit, monsieur, c'est... la chambre j'entends.

bartholo. — Ne fût-il qu'incommodé : marchez devant; je vous suis.

le comte, embarrassé. — Monsieur j'étais chargé... Personne ne peut-il nous entendre?

bartholo. (a part.) — C'est quelque fripon. (Haut.) Eh! non, monsieur le mystérieux! parlez sans vous troubler, si vous pouvez.

le comte, (a part.) — Maudit vieillard! (Haut.) Don Bazile m'avait chargé de vous «apprendre...

bartholo. — Parlez haut, je suis sourd d'une oreille.

le comte, élevant la voix. — Ah! volontiers... Que le comte Almaviva, qui restait à la grande place...

bartholo, effrayé. — Parlez bas ; parlez bas.

le comte, plus haut. — ... En est délogé ce matin. Comme c'est par moi qu'il a su que le comte Almaviva...

bartholo. — Bas ; parlez bas, je vous prie.

le comte, du même ton. — ... Etait en cette ville, et que j'ai découvert que la senora Rosine lui a écrit.

rartholo. — Lui a écrit? Mon cher ami, parlez plus bas, je vous en conjure! Tenez, asseyons-nous, et jasons d'amitié. Vous avez découvert, dites-vous que Rosine...

le comte, fièrement. — Assurément. Bazile, inquiet pour vous de cette correspondance, m'avait prié de vous montrer sa lettre; mais la manière dont vous prenez les choses.

bartholo. — Eh! mon Dieu! je les prends bien. Mais ne vous est-il donc pas possible de parler plus bas?

le comte. — Vous êtes sourd d'une oreille, avez-vous dit.

bartholo. — Pardon, pardon, seigneur Alonzo, si vous m'avei

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