‹ Œuvres: théâtre et poésiesChapitre 107 sur 145 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Les Gentilshommes, m. de cordes.

Maintenant , arrangeons la fin de l'aventure.

M. DE PARDAILLAN

Il faut que Triboulet s'intrigue , se torture , Et ne devine pas que sa belle est ici !

M. DE COSSE

Qu'il cherche sa maîtresse , oui , c'est fort bien ! mais si Les portiers cette nuit nous ont vus l'introduire ?

M. DE MONTCHENU

Tous les huissiers du Louvre ont ordre de lui dire Qu'ils n'ont point vu de femme entrer céans la nuit ?

112 LE ROI SAMCSE.

M. DE PARDAILLAN

De plus , un mien laquais , drôle aux ruses instruit , Pour lui donner le change , est allé sur sa porte Dire aux gens du bouffon que , d'une et d'autre sorte , Il avait vu traîner à l'hôtel d'Hautefort Une femme, à minuit, qui se débattait fort.

M. DE cosse', riant.

Bon , l'hôtel d'Hautefort le jette loin du Louvre !

M. DE CORDES

Serrons bien sur ses yeux le bandeau qui les couvre.

MAROT

J'ai ce matin au drôle envoyé ce billet :

( // tire un papier et lit. )

« Je viens de t'enlever ta belle , ô Triboulet !'

» Je l'emmène , s'il faut t'en donner des nouvelles ,

» Hors de France avec moi. »

( Tous rient. )

M. DE GORDES, à MurOt.

Signé ? J

MAROT

Jean de Nivelles!

( Les éclats de rire redoublent. )

M. DE PARDAILLAN

Oh ! comme il va chercher î

M. DE COSSE

Je jouis de levoii*.

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