‹ Œuvres: théâtre et poésiesChapitre 108 sur 145 · ACTE 111 , SCÈNE I. U · texte numérisé non relu

ACTE 111 , SCÈNE I. U

M. DE GORDES

Qu'il va , le malheureux , avec son désespoir , Ses poings crispés , ses dents de colère serrées , Nous payer en un jour de dettes arriérées !

{La porte latérale s'ouvre. Entre le Roi j vêtu d'un magnifique négligé du matin. Il est accompagné de M. de Pienne. Tous les courtisans se rangent et se découvrent. Le Roi et M, de Pienne rient aux éclats. )

LE ROI , désignant la porte du fond.

Elle est là?

M. DE PIENNE

La maîtresse à Triboulet !

LE ROI

Vraiment î Dieu ! sou/Her sa maîtresse à mon fou! c'est charmant !

M. DE PIENNE

Sa maîtresse , ou sa femme !

LE ROI, à part.

Une femme ! une fille !

Je ne le savais pas si père de famille !

M. DE PIENNE

Le Roi la veut-il voir ?

LE ROI

Pardieu !

{M. de Pienne sort et revient un moment après sou-

tenant Blanche, voilée et toute chancelante. Le Roi. s'assied nonchalamment dans son fauteuil. )

M. DE piENNE , à Blanchc.

Ma belle, entrez.

Vous tremblerez après tant que vous le voudrez. Vous êtes près du Roi.

BLANCHE , toujours voUée.

C'est le Roi ! ce jeune homme !

{Elle court se jeter aux pieds du Roi.)

( A la voix de Blanche , le Roi tressaille et fait signe à tous de sortir. )

ACTl III , scfcrrB II. 115

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