‹ Œuvres: théâtre et poésiesChapitre 66 sur 145 · ACTE TIf · texte numérisé non relu

ACTE TIf

mains. Ces dignes pères sont des moines réguliers de Saint-Sixte , auxquels notre Saint-Père le pape a permis de m'assister dans des occasions comme celle-ci.

— Et si j'ai eu soin de vos âmes , j ai eu soin aussi de Tos corps. Tenez !

Aux moines qui sont devant la porte du fond, )

— Rangez-Tous un peu, mes pères, que ces messieurs voient .

( Les moines s'écartent et laissent voir cinq cercueils couverts chacun d'un drap noir rangés devant la porte. )

— Le nombre y est. Il y en a bien cinq. — Ah ! jeunes gens ! vous arrachez les entrailles à une malheureuse femme , et vous croyez qu'elle ne se vengera pas! Voici le tien, Jeppo. Maffio, voici le tien. Olofemo , Apostolo, Ascanio , voici les vôtres !

GENNARO, qu'elle n'a pas vu jusqu'alors j faisant un pas.

Il en faut un sixième , madame !

DON A LUCREZIA

Ciel ! Gennaro !

GENNABO.

Lui-même.

DONA LUCREZIA

Que tout le monde sorte d'ici. — Qu'on nous laisse seuls. — Gubetta, quoi qu'il arrive, quoi qu'on puisse

entendre du dehors de ce qui va se passer ici , que personne n'y entre !

GUBETTA

Il suffit.

{Les moines ressortent processionnellement , emmenant avec eux dans leur^s files les cinq seigneurs chancelans et éperdus)

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