‹ Œuvres: théâtre et poésiesChapitre 85 sur 145 · ACTE I , SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I , SCÈNE IV

TRIBOULET

Comme le moule auquel elle était contenue.

M. DE COSSE

Couper ma tête !

TRIBOULET

Eh bien ?

LB ROI , à Triboulet.

Tu le pousses à bout.

TRIBOULET

Que diable ! on n'est pas roi pour se gêner en tout. Pour ne point se passer la moindre fantaisie.

M. DE COSSE

Me couper la tête ! ah ! j'en ai Fàme saisie.

TRIiJOULET.

Mais c'est tout simple. — Où donc est la nécessité De ne pas vous couper la tête ?

M. DE COSSE

En vérité !

Je le châtirai , drôle !

TRIBOULET

Oh ! je ne vous crains guère !

Entouré depuissans auxquels je fais la guerre, bry\j^Ç^" Je ne crains rien, monsieur, car je n ai sur le cou Autre chose à risquer que la tête d'un fou. - O < «

Je ne crains rien , sinon que ma bosse me rentre

Au corps , et comme à vous me tombe dans le ventre, — Ce qui m'enlaidirait.

M. DE cosse', la main sur son épêe.

Maraud !

LE ROI

Comte , arrêtez. — Viens , fou !

{Il s'éloigne avec Triboulet j en riant.)

M. DE CORDES

* Le roi se tient de rire les côtés !

M. DE PARDAILLAN

Comme à la moindre chose il rit , il s'abandonne !

MAROT

C'est curieux. Un roi qui s'amuse en personne !

( Une fois le roi et le fou éloignés y les courtisans se rapprochent, et suivent Triboulet d'un regard de /laine.)

M. D£ BRION

Vengeons-nous du bouffon !

TOUS

Him!

MAROT

Il est cuirassé.

Par où le prendre ? où donc le frapper ?

M. 0£ PIENNE

Je le sai.

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