‹ Œuvres: théâtre et poésiesChapitre 97 sur 145 · ACTE II , SCÈWE IIÏ · texte numérisé non relu

ACTE II , SCÈWE IIÏ

Je voudrais^ bien sortir g et voir Paris un4)eu.

TRiBOULET , impétueusement. k

Jamais , jamaiai- — Ma fille , avec dame Bérar^ê , ■TîTiTes jamais sortie au moins !

BLANCHE, tremblante.

Non.

TRIBOULET

Prends-y garde !

BLANCHE

Je ne vais qu'à F église.

TRIBOULET, à part.

0 ciel ! on la verrait , On la suivrait , peut-être on me l'enlèverait ! La fille d'un Loufîon , cela se déshonore , Et l'on ne fait qu'en rire ! oh! —

y\ f ^éJ^ ^ J Je t'en prie encore, j Reste ici renfermée î — Enfant ! si tu savais {7lC^^ Comme FairdeTaris aux femmes est mauvais ! Comme les débauchés vont courant par la ville ! Oh î les seigneurs surtout !

( Levant les yeux au ciel. )

0 Dieu ! dans cet asile, ^ croître sous tes yeux , préserve des douleurs îu vent orageux qui flétrit dautres fleurs . ! lie de toute haleine impure , même en rêve, '*oar qu'un malheureux père , à ses heures de trêve ,

En puisse respirer le parfum abrité , Cette rose de grâce et de virginité !

^^ ( // cache sa tête dans ses niains , et pleure. )

,C*^* BLANCHE

4,> ; j<^ Je ne parlerai plus de sortir , mais , par grâce , ^ ^ ' Ne pleurez pas ainsi !

TRIBOULET

Non , cela me délasse.

J'ai tant ri l'autre nuit !

( Se levant. )

Mais c'est trop m oublier.

Blanche, il est temps d'aller reprendre mou collier. Adieu.

( Le jour baisse. )

BLANCHE , l'embrassant.

Reviendrez-vous bientôt, dites?

Peut-(Hre.T Vois-tu , ma pauvre enfant , je ne suis pas mon maitr

( appelant. )

Dame Bérarde !

( Une vieille duègne parait à la porte de la maison.

DAME BÉRARDE

Quoi , monsieur ?

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