ACTE II, SCÈNE I. j
Je trouve humiliant pour l'orgueil militaire De nous tous le nouvel usage de la cour : Je ne puis voir le roi me traiter, en plein jour, Moi, comte d'Andreham et maréchal de France, Avec estime moindre et moindre déférence Que le premier porteur de robe ou d'encrier.
LE MARÉCHAL DE BOUCICAUT
Comme toi, maréchal, cela me fait crier. Hier, n'avons-nous pas vu ce Nicolas Oresme, Un cuistre à cheveux plats, maigre comme carême, Lorsque chacun de nous se tenait humble et coi, Pendant une heure au moins accaparer le roi ? De quoi lui pouvait-il parler, je vous demande ?
LE COMTE D'AUX ERRE, de sa place.
Il traduit Aristote.
Eclat de rire général.
LE MARÉCHAL DE BOUCICAUT
Ah ! la besogne est grande !
LE MARÉCHAL DANDREHAM.
N'est-ce donc pas assez de tous ces parchemins?
Le maréchal désigne du geste les manuscrits qui remplissent les armoires.
» 06 la ci'::.RE d :: cent an-.
le ;i a r é c : : a l :e b ou ci cattt.
Le Louvre est encombré d'auteurs grecs et romains, Oui sentent le fcrot et la sorcellerie
DA'.DÛIN DE n M H BQOI ■ , de sa plut.
C'est .. - !
LE 1 1 A R ii C II A L 3 ' A :: D R E H A M .
Et tous ces clercs que le roi salarie, Combien nous coûtent-ils ? Par an. deux cents francs d'oi Rien que pour Aristote !
BAUDOIN DE II A N N E Q.U I N . OVtC Stupeur.
Est-ce vrai r