‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 104 sur 191 · BAUDOIN DE MANNE Q^U I N · texte numérisé non relu

BAUDOIN DE MANNE Q^U I N

Après tout, notre sire est savant Comme un moine vieilli dans la paix du couven-t, Et ne peut sans raison faire autant de dépense. Laissons-lui ses lettrés. Mais comme moi, je pense, Vous blâmerez sans doute, au temps où nous vivons, Les gages et cadeaux qu'il donne à ses bouffons. Ce Ricquet ..

LE COMTE d'AUXERRC.

Hannequin, il ne faut trop rien dire De celui-là. Ricquet est plaisant, il fait rire; Et le rire, étant rare aujourd'hui, vaut plus cher

L F- CONNÉTABLE DE F I E N N E S , \rc levant furieux.

Ricquet a droit, par an, à six habits de vair, A quatre chaperons de feutre gris, à trente Paires de souliers; plus, il perçoit une rente D'un écu par lion né dans l'hôtel Saint-Paul ; De plus, — et c'est un gain énorme pource fol ! — Comme le roi le lit jadis venir de Troye

l'dlS LA GUERKH DH CENT A K !i.

En Champagne, un edit à ce bouffon octroie Deux liards par cochon vendu sur le marché. Son revenu lui vaut autant qu'un évêché Et suffirait, mort-diable! à solder cent gens d'armes,

LE MARÉCHAL d'anDREHAM.

Trop de moines aussi, de célestins, de carmes, Que sais-je! et pas assez de soldats, pour finir !

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