ACTE II, SCENE II. Hjl
Dans la chambre où le roi donne son audience, Et je préviens ainsi tout complot.
LE BATARD, après s'être incline, à part.
Patience!
Me voici dans la place, et ma vengeance attend. Qu'auprès de ce hanap je sois seul un instant, Et je suis curieux de voir, maître astrologue, Si le ciel te dira les effets de ta drogue !
On entend au dehors une musique bizarre de trompes et de tambourins ; les seigneurs se précipitent sur le balcon.
Ah! ma jongleuse! Enfin! l'adroite Déborah Sur ce balcon, avec ses tours, les retiendra.
Il montre Thomas de Pisau.
Si celui-ci pouvait les rejoindre!...
LE COMTE d'auxerre, du balcon où il se trouve avec les seigneurs, à Thomas de Pisan.
O miracle !
Maître, venez donc voir cet étrange spectacle : Une bohème est là qui charme des serpents.
THOMAS DE PIS A", au Bâtard.
Venez-vous, dom Paphnuce?
IÇ2 I A G 0 T. R R E D E C Z R T ANS.
LE BATARD, refusant, du geste.
Oh ! non ! c'est î.ux dépens De son salut qu'on voit ces merveilles maudites.
THOMAS DE P I S A N
Moi, je veux voir.
Aux seigneurs.
Peut-on croire ce que vous dites?
Quoi? charmer des serpents!... Comme au temps ancien Fit Apollonius le Cappadocien!
C'est quelque sacrilège affreux et punissable.
// se dirige vers la fene'i.e.
LE COMTE D:AUXERRE, toujours sur le balcon.
Elle trace à présent des signes sur le sable!
THOMAS DE PISAN
Oh! j'y vais. C'est pour sûr un sourat du Khoran.
Il rejoint les seigneurs.
LE BATARD, tirant une fiole de sa poitrine et épiant du regard les seigneurs, qui sont sur le balcon à admirer la bohémienne.
La France cette nuit va changer de tvran ; Mais elle aura pour roi celui que je patronne,