SCÈNE II. 2J
Et nous irions au bois cueillir les violettes. Je sais un petit coin charmant...
LA COMTESSE
Attention!
Je vois poindre d'ici la déclaration; Et vous vous rappelez, j'espère, notre pacte?
RAYMOND
Hélas ! mais je me tiens sur la limite exacte. Ai-je parlé d'amour? Et, puisque vous voulez Connaître la nature et ses charmes voilés, Je dois vous proposer d'aller au-devant d'elle.
Y conduisîtes-vous mademoiselle Adèle?
Railleuse!
LA COMTESSE
Non, j'ai peur de votre petit coin.
Ajournons. Le printemps, d'ailleurs, est .ncor loin; Et, par ce grand châssis, voyez, mon cher artiste, Tomber le froid rayon du Nord, blafard et triste.
L r. RCXDCZ-VOl'
— Mais, au fait, pourquoi donc pas de fenêtre ici? Je mourrais, si j'étais emprisonnée ainsi. Est-ce que vous aimez autant la solitude?
Certe : il la faut pour l'art, le travail et l'étude.
LA COMTESSE
Quels grands mots!