‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 138 sur 191 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

DU GUES cl in, continuant à gémir.

O grands saints oubliés dans le martyrologe, Aidez-moi, vous aussi !

IE CAPITAINE

Silence !

A l'archer.

Où l'as-tu pris?

t'ARCHER.

Sur la route, ici près ; et je crois qu'il est gris, Car il prétend rentrer, malgré nous, dans la ville.

DU GUESCLIN, feignant d'être ahuri. Vous aurais-je parlé de façon incivile, Monsieur l'archer? je suis un marchand ambulant. Un pauvre homme, qui vais offrir à tout chaland Mes produits. Et voilà mon ânesse chargée... Et je ne savais pas cette ville assiégée. Je voyageais avec Tiennet, mon apprenti!"... Messieurs, ayez pitié de moi, faible et chétif !

LE CAPITAINE, avec méfiance.

Et si, comme espions, à quelque bonne corde Je vous faisais suspendre un peu.-*

DU CUESCLIN.

Miséricorde!

Que me dites-vous là? Nous sommes innocents, Monsieur le capitaine anglais.

1E CAPITAINE

Allons ! descends.

Du Gucsdin descend de son âne.

Mais voilà des paniers bien garnis.. . Qu'on les fouille

DU CUESCLIN, désolé.

Ma marchandise ! A l'aide ! au meurtre ! On me dépouil' On me ruine ! Hélas !

Patrick, fouillant dans les paniers de l'âne. Ah ! le butin est bon, Capitaine. Du vin, des poulets, un jambon, Des andouilles, une oie, et ce large fromage!

DU GUESCLIM.

Ils prennent tout.!

Patrick, raillant.

Non pas. Tu nous en fais hommage.

Les soldat: se par: es en riant.

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