‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 139 sur 191 · ACTE III, SCÈNE IV. 24.I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV. 24.I

DU GUESCLIN, avec tristesse.

Mais donnez-nous du moins une place au repas.

LS C APITAI N E.

Qu'on lui laisse sa part !

A Du Guesclin.

Allons! ne te plains pas.

Montrant Alain.

Mais quel est ce petit drôle?

DU GUESCLIN

Un enfant novice, Sous mon aile élevé loin du monde et du vice, Comme David enfant par le vieux Samuel.

PATRICK, grossièrement, à Du Guesclin.

Je comprends. Ton bâtard ?

DU GUESCLIN

Mon bâtard! Juste ciel, Permettrez-vous longtemps que des clioses pareilles De cet agneau sans tache offensent les oreilles?

Tableau anime'. — Les soldats mangent et jouent avec les ribaudes. Dans un coin à droite, Du Guesclin et Alain s'assoient sur un tertre et mangent.

LE CAPITAINE, À Du Gucsdin.

Assez ! Vous devriez être encor bien contents. Si l'on vous garde ici, ce n'est pas pour longtemps: Demain nous entrerons dans cette place forte, Nous, par la brèche, et vous ensuit: par la porte!

Il le quitte et rejo'.nt les scUlats du guescli::, à part.

Par saint Kado! j'arrive à temps.

ALAIN, bas, <i Du Gucsdin.

Vous l'entendez.

Messire! à cet assaut ils se sont décidés. Ah!Clotilde!...Et ne rien pouvoir! Retard funeste! Tout est perdu !

DU GO ES clin, de mime.

Du calme, enfant ! la nuit nous reste ; Et nous allons tâcher d'en tirer bon parti.

ALAIN

Comment?

DU GUE5CLI

J'ai tout quitté quand tu m'as averti Qu'Olivier se trouvait dans cette forteresse,

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