‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 152 sur 191 · IHIBAUD ET LES SOLDATS · texte numérisé non relu

IHIBAUD ET LES SOLDATS

Compris!

Les soldats jettent les pains par-dessus le rempart.

LE BOURGEOIS MAIGRE, au bourgeois gras, riant.

Hein ! Percepied, le tour est assez neuf! Qu'en dis-tu?

IE BOURGEOIS GRAS, avec douleur et comptant sur ses doigts les pains qu'on jette.

Quatre, cinq. .. Ah ! mon Dieu ! .. Sept, huit, neuf, Quatorze, quinze, seize !... Ah ! je me meurs, Truphème !... Il tombe dans les bras du bourgeois maigre.

t H 1 B A u D, à Du Guesclin.

C'est fait, messire.

Dl COEICLIR.

Bien. Pauvres gens ! Comme on m'aime ! Ils ont jeté leur pain ! Ah ! c'est simple et c'est beau ! Hier, quand ils voyaient arriver ce troupeau Chez les Anglais, j'ai lu dans leurs yeux leur martvre. Ils ont faim!.. Mais ils m'ont obéi sans rien dire: Ils ont jeté leur pain sans avoir murmuré. Ah ! j'y perdrai la vie. ou je les sauverai !

Entre Clotilde, suivie Je ses femmes et accompagnée d'Obvier et d'Alain.

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