‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 153 sur 191 · ACTE ÏV, SCÈNE III. 26S · texte numérisé non relu

ACTE ÏV, SCÈNE III. 26S

Le Bègue de Vilaine est un soldat de prix : Avec lui, ce retard est une grave chose.

CLOTILDE

Ah ! ce siège est affreux ! Voir, pour mon humble cause, S'exposer mes vassaux, mes deux braves parents, Et vous, le guerroyeur grand parmi les plus grands, C'est trop pour une femme, et, tenez ! je suis lasse.

DU GUESCLIN

Vous combattez l'Anglais : je suis donc à ma place.

ALAIN

llous aussi.

CLOTILDE

Votre cœur est vaillant, je le sais, Alain; mais c'est pour moi qu'ici vous exercez Ce métier de soldat si périlleux.

ALAIN

Mon frère Était beaucoup trop bon de vouloir m'y soustraire. Du Guesclin maintenant connaît ce que je vaux.

OLIVIER, à part.

Il me hait, car il croit que nous sommes rivaux!

Fanfare»

THIBAUD, à Du Guesclin, venant du fond.

Capitaine !

DU GUESCLIN

Eh bien ! quoi ?

THIBAUD

Le héraut d'Angleterre Vient demander accès pour un parlementaire

Bien ! qu'il entre!

Thibaud sort.

Ma ruse aurait donc réussi !

Au quartenier.

Apportez le restant de nos vivres ici

Aux soldats.

Et mangez et buvez !

Au bourgeois gras, gaiement.

Toi, montre bien ta panse.

Ami ! Du diable alors si cet Anglais ne pense Que nous faisons par jour au moins quatre repas !

An bourgeois m.ùgre.

Mais, toi, va te cacher : il ne le croirait pu.

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