‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 157 sur 191 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les mêmes, moins LE BATARD rtTHIBAUD.

CLOTILDE, à Du Gitescliu.

Messire, soyez franc, car je veux tout savoir, Et le discours hautain de ce traître m'effraie ! Dites ! notre misère enfin est-elle vraie ? N 'avons-nous plus assez de vivres pour tenir?

DU GUESCLIN, sans répondre.

Madame, à tout moment mes gens peuvent venir, Et c'est notre salut...

CLOTILDE

Je sens bien qu'on me cache Notre état. Quel qu'il soit, il faut que je le sache !

DU GUESCLIN

Je ne conviendrai pas qu'il soit désespéré. S'ils donnent un assaut, je le repousserai, Et le pire ennemi, c'est encor la famine.

Mais cependant, depuis un instant, je rumine Un projet... Je le tiens ! Et. par Dieu ! nous rirons S'il réussit !

Aux solJats qui l'entourent.

Holà ! Deux cents braves lurons Vont feindre d'attaquer l'Anglais par la poterne Du sud. pour l'occuper. En ce qui me concerne, Comme je n'y vais point, ayant affaire ailleurs, Olivier, tu seras le chef des batailleurs.

OLIVIER

Bien.

ALAIN

Moi. j'en suis.

olivier, bas, à Du Guesclin.

Bertrand, souviens-toi.

DU GUESCLIN. as, r. Olivier.

Sois tranquille.

Haut.

Non. mon Alain ! il faut qu'un chef reste en la ville: Ce sera toi.

ALAIN, a vec rage.

Toujours !

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