‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 20 sur 191 · RA V MON D · texte numérisé non relu

RA V MON D

LA COMTESSE

Je me juge; et sans trop de rigueur.

Orpheline à dix ans, entrée au Sacré-Cœur, Cent mille écus de dot, mariée à merveille, Avec un vieux blason comtal dans la corbeille, Puis le luxe, Paris, et tout le tourbillon... Voilà !

RAYMON D

Mais...

LA COMTESSE

Mon ami, lorsqu'un beau papilion, A l'heure où vous flânez en fumant un cigare, Jusqu'en votre atelier par la vitre s'égare Et se pose un moment sur un vase de fleurs, Vous admirez l'éclat de ses vives couleurs, Vous suivez le vol d'or et d'azur de votre hôte. Tout à coup il s'en va! Ce n'est pas votre faute; C'est son caprice. 11 est ailleurs, il s'est enfui.

jj LE RENDEZ-VOUS.

RAY.M O N D

Eh bien r

la comtesse.

Oubliez-moi, cher Raymond, comme lui.

Page 1