I-A COMTESSE
Certes, notre noblesse est là, pour périr toute
Ou pour vaincre et chasser, jusqu'au dernier des leurs,
Ces Anglais dont l'orgueil grandit par nos malheurs.
Mais la victoire, hélas! que la France souhaite,
Peut me coûter autant, à moi, que la défaite.
Ah! que de deuils ce soir! N'importe, faible cœur,
Mieux vaudrait tous les miens morts que l'Anglais vainqueur
Mais à présent tout est décidé par la guerre.
La nuit est tombée peu à peu. Des pages apportent des flambeaux.
La nuit! Ah! cette nuit, je ne dormirai guere.