‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 76 sur 191 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Accable de ses coups l'arbre découronné. — Oh ! des étés vermeils lamentable revanche ! — Une branche est brisée, et puis une autre branche... Mais le roi des forêts brave encore le ciel.

LA COMTESSE

Deux de mes fils aussi!

U RGAN DE.

Dans ce sombre duel, Qui donc sera vainqueur?... Une autre branche casse, Et puis une autre, et puis... Mais non, l'orage passe. Et du tronc mutilé, noir des marques du feu, Un rameau, le dernier, grandit sous le ciel bleu !

Silence. — Urgande, qui est retombée dans sa rêverie, s'éloigne à pas lents, et sort, en chantant d'une votx lente :

On pleure dans la salle lasse ; Le marteau résonne A coups sourds...

Hou ! hou! c'est un hibou qui passe.

Où donc sont allés mes amours ?

LA COMTESSE, absorbée.

Un seul de mes enfants survivrait!

132 la cverr: DE CENT AN 5.

HUGUES, avec colère, à Urgande, qui sort.

Vieille folle!

A la comtesse.

Dame, n'allez-vous pas la croire sur parole? Ce sont des mots en l'air.

LA COMTESSE

Qui sait?

Ou entend le son rapproché d'un cor.

Le cor! Ouvrez.

C'est Enguerrand!

Par la porte du fond, Olivier, le fils aine', entre violemment, l'armure bossuée, sans casque, haletant et dans le plus grand désordre.

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