SCENE VII
LA COMTESSE, HUGUES, OLIVIER, puis ENGUERRAND. Hommes d'akm e s. Vassaux, Page?. V a al ets.
LA COMTESSE, embrassant son fils.
Mon Gis!... Et ton père?
PROLOCl'E, SCENE VII. I j J
OLIVIER, d'une voix sombre.
Pleurez !
LA COMTESSE, dans un cri.
Ah !... mort?
OLI VI ER
Non, mais blessé mortellement,
HUGUES
Mon maître !
LA COMTESSE
Du s.cours!
OLIVI ER.
Vite, vite! Allez quérir le prêtre, Car on amène ici mon père moribond.
Aux vassaux qui sont entrés avec lui.
Et nous tous, aux remparts, amis! Levez le pont! Quiconque ne vient pas mourir se déshonore. L'Anglais vainqueur nous suit.
HUGUES, avec un grand cri.
L'Anglais!
Le comte Euguerrand de Mauny, tout sanglant, à demidêpouiUè de ses armes et soutenu par deux soldats,
parait au fond. La comtesse accourt à sa rencontre. Quelques hommes d'armes, portant les traces du combat, entrent à la suite du comte et se mêlent à la foule des vassaux qui envahit la scène. — Moment de silence. — Le blesse, qu'on a dépose' sur h banc, se soulève, et, d'une voix profonde :
Vaincus encore!
LE COMTE
Vaincus toujours!
OLIVIER
Mon père !
LE COMTE
Oui, va ! mon noble fils!
Heureux, trois fois heureux le jour où je te fis! Tu restes brave, toi, quand tout le monde est lâche.
Père, l'Anglais approche.
LE COMTE
Eh bien donc, fais ta tâche.
Ce château peut tenir deux mois. Si les Anglais Veulent donner l'assaut, enfant, repousse-les. Ils viendront se briser contre nos citadelles... Où les cœurs ont faibli, les muis seront fidèles.