ACTE I, 5 C ÈNT VI
DU GUES CLIN, avec bonhomie.
En effet !
OLIVIER
Elle t'a blessé?
DU GUESCLIN
Non, mais la lutte fut chaude; Et j'ai moi-même ouvert le ventre à la ribaude, Qui, par Dieu ! m'a marqué la chair avec ses crocs. Mais, assez là-dessus!... Fais apporter des brocs. — Le bon vin c'est encor la seule médecine ! — Et buvons en l'honneur de ta belle cousine.
CLOTILDE
Et moi-même, je veux remplir votre hanap, Sire Bertrand.
Pour moi qui suis, de pied en cap, Le plus disgracieux gentilhomme de France, Grand merci de l'honneur et de la préférence ! Car de ces faveurs-là je suis peu coutumier. Je sais que je suis laid, et que sous mon cimier S'étale une vilaine et malplaisante face.
l'.G LA GUERIE DE CE"T ANS.
Je n'ai pas l'air galant. Que veut-on que i'\
Tiphaine Raruenel trouve beau son mari!
Et si. de son balcon, quelque femme a souri
De ce chevalier gauche et ce rude figure.
Par saint Kado ! Bertrand Du Guesclin n'en a cure.
Et se dit que son front, meurtri par le labeur
De la guerre, aux Anglais quelquefois a fait peur!
CLOT IL DE
Oui. vous êtes la fleur de la chevalerie ! Et si vous étiez pris par l'Anglais, je parie Que toutes, de Quimper jusques à Pontorson, Les femmes, pour gagner l'or de votre rançon, Faisant prier pour vous l'enfant qui s'agenouille Et sans plus rire alors, fileraient leur quenouille !
ALAIN, à pirt.
Auprès de ce héros être ce que je suis ! Et devant elle !
Des page r ont apporte à boire. Clotilde a empli une coupe et l'offre à Du Guesclin.
D C GUESCLIN. Uvanl le hanap.
A vous d'abord, madame ! Et puis