‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 91 sur 191 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

Les M Ê II ES , THIBAUD, précédant un groupe de jeunes filles dont la première porte un gros bouquet.

thibaud. à DuGuesclin.

Messire, On sait dans le pays que vous venez d'occire La louve qui taisait tant de mal.

DU GUESCLIX.

Ce n'est lien; J'ai tue mieux! Après?

THIBAUD

C'est que l'on voudrait bien Vous remercier.

DU GUESCL1N.

Bah!

1 68 la ci':?.nn de c :: n t an-.

THIBAl'D,

Tout le monde est en joie.

Et pour vous le marquer, messire, on vous en\oie Un bouquet.

DU GUESCLIN. surpris.

Un bouquet? à moi? ces braves gens!

LA JEUNE FILLE, s' approchant de Du Guesclin.

Monseigneur, acceptez ces humbles fleurs des champs. C'est l'hommage naïf du pauvre qui vous aime; Et leur faible parfum est comme notre emblème, A nous, simples d'esprit, qui savons bien aimer, Mais qui ne pouvons pas si bien nous exprimer.

DU GUESCLIN

Ah ! je suis tout ému!... Mais c'est qu'elle est gentille Avec ses fleurs!... Allons! embrasse-moi, ma fille!

II embrasse la jeune file.

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