OU*. 1ER
Salut, héraut !
LE HÉRAUT
Salut à tous !
Je suis porteur d'un bref royal. Lequel de vous Est le seigneur Bertrand Du GuiSclin?
ICÈNE VIII. 175
DU GUESCLIN, mêlé aux paysans et portant toujours le petit enfant.
Moi.
Geste d'étonnement du héraut. Sur un signe d'Olivier, il présente le bref du roi à Du Guesclin.
LE HÉRAUT
Messire, Lisez. Il est pour vous.
DU GUESCLIN
Ah ! je ne sais pas lire.
LE HÉRAUT, lisant.
« Ce jourd'hui, deux avril, l'an de Notre-Seigneur Jésus-Christ treize cent soixante-quatre, honneur Et salut à celui qui lira ce message ! Comme d'un guerroyeur très vaillant et très sage, Ayant ouï parler de Bertrand Du Guesclin, Moi, Charles, roi de France, et me sentant enclin A le gratifier de ma faveur royale, Le requiers, invoquant sa féauté loyale D'homme prudent et sûr et connu comme tel, De me venir trouver au Louvre, en mon hôtel ! » Signé : Charles. »
iy6 LA GUERRE DE CENT AXr.
Aux trompettes.
Sonnez encore une fanfare.
Fanfare.
DU CU E5CIIN, au héraut.
C'est bien. J'obéirai.
A part.
Qu'est-ce donc que prépare
Ce moine sans le froc qu'on appelle le roi,
Pour vouloir s'attacher un soldat comme moi?
Olivier, à un page.
Page, qu'on prenne soin du héraut !
LE HÉRAUT
Merci, comte !
Je repars.
DU CUESCLIN, à Olivier.
Fais seller mon cheval, car je compte Voyager avec lui.
Au héraut.
Nous partons de ce pas.
A Olivier.
Frère, adieu!
Il embrasse Olivier, salue la dame de Mareuil, et sort au fond suivi de tout le monde. Chtilde tort à droite.