‹ Œuvres. ThéâtreChapitre 97 sur 191 · OLIVIER, ALAIN · texte numérisé non relu

OLIVIER, ALAIN

OLIVIER

Que me veux-tu ?

ALAIN

Deux mots ! Frère, il faut que tu saches Que je suis las de vivre ainsi, comme les lâches, Quand tous les chevaliers chaussent leurs éperons Et quand, parmi l'appel éclatant des clairons, La France pour la lutte héroïque se lève ; Que je suis gentilhomme ; et que j'ai fait ce rêve, Sous le drapeau royal, trop longtemps insulté, De me battre en soldat, mon frère, à ton côté.

OLIVIER

Ah ! c'est bien notre sang qui fermente en ses veines... Mais quitte, mon Alain, ces espérances vaines. Je te l'ai toujours dit : cela ne se peut pac.

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