OLIVIER, ALAIN
OLIVIER
Que me veux-tu ?
ALAIN
Deux mots ! Frère, il faut que tu saches Que je suis las de vivre ainsi, comme les lâches, Quand tous les chevaliers chaussent leurs éperons Et quand, parmi l'appel éclatant des clairons, La France pour la lutte héroïque se lève ; Que je suis gentilhomme ; et que j'ai fait ce rêve, Sous le drapeau royal, trop longtemps insulté, De me battre en soldat, mon frère, à ton côté.
OLIVIER
Ah ! c'est bien notre sang qui fermente en ses veines... Mais quitte, mon Alain, ces espérances vaines. Je te l'ai toujours dit : cela ne se peut pac.