‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 100 sur 160 · A LA FONT-GEORGES · texte numérisé non relu

A LA FONT-GEORGES

Font-Georges, source pure! ô claires eaux! fontaine Que le zéphjr natal ravive à son haleine! Naïade familière, ô mes amours anciens!

Quand pourrai-je, un moment, libre de tous liens, Ainsi qu'à mes beaux jours de sereine ignorance. Jouir de ta fraîcheur et de ta transparence, De tout ce que j'aimais lorsque dans tes roseaux, Petit enfant, courbé sur l'azur de tes eaux Que l'ombre du nojer coupait d'or et de moire, Mon père, soutenant mon front, me faisait boire, Et que la folle brise agitait les flots bleus Et faisait sur sa main voltiger mes cheveux!

Août 1849.

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