‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 117 sur 160 · ERIS · texte numérisé non relu

ERIS

Des sommets que baigne le jour Délaissant la splendeur austère, L'Olympe descend sur la terre ; Astrée heureuse est de retour.

Moi seule, sans que nul me voie.

J'écoute leurs longs cris de joie, Et de rage mon front flamboie Comme les leurs brillent d'amour.

0 mon àme. foyer de haine!

Entr'ouvre-toi sans clameur vaine, Et contre les cœurs purs déchaîne Quelque insatiable vautour!

LE CHOEUR

Tous sont venus unis pour une même fête, Depuis Hèra d'Argos, qui règne sur le faîte,

Jusqu'à la blanche Dioné.

Pallas contre la pourpre échange la cuirasse, Et l'invincible Ares, le dur guerrier de Thrace,

Adoucit son front sillonné.

C'est qu'embrassant l'épouse à sa couche appelée, Vaincu par le Désir, l'indomptable Pelée,

Le petit-fils du dieu des airs Voit triompher Cypris de son dédain farouche, Et dormira ce soir dans une même couche

Avec ïhétis aux cheveux verts.

PELÉE, élevant sa coupe.

Je bois, sous l'ardente prunelle De Zeus, porte-sceptre, aux enfants D'Ouranos, rois et triomphants, A toute la troupe immortelle 1

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