AMOUR ANGELIQUE
Oh ! l'amour ! dit-elle, — et sa voix tremblait et son œil rayonnait, — c'est être deux et n'être qu'un. Un homme et une femme qui se fondent en un ancre, c'est le ciel.
Victor Hcgo, Notre-Dame de Paris.
liv. II, chap. VII.
L'ange aimé qu'ici-bas je révère et je prie Kst une enfant voilée avec ses longs cheveux,
A qui le ciel, pour qu'elle nous sourie, A donné le regard de la vierge Marie.
Ame que l'azur expatrie Pour qu'elle recueille nos vœux, Jeune àme limpide et fleurie Gomme les fleurs de la prairie Aux calices roses ou bleus 1
Comme l'autre Éloa, c'est la sœur des archanges, Qui pour nous faire vivre aux mystiques amours,
A quitté les blondes phalanges Et souille ses pieds blancs à parcourir nos fanges.
Ce sont des rêves sans détours, Ce sont des plaisirs sans mélanges.
Des extases et des échanges Qui dureront plus que les jours!
C'est un chemin frayé plein d'une douce joie, Un vase de parfums, une coupe de miel,
Un météore qui flamboie Comme un beau chérubin dans sa robe de soie.
11 ne craint pas que Dieu le voie ; C'est un amour pur et sans fiel Où toute notre àme se noie Et dont l'aile ne se déploie Que pour s'élancer vers le ciell
Juin 1841'.
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