‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 47 sur 160 · AVEU · texte numérisé non relu

AVEU

Tes folles dents sont cruelles, dit-on,

Mais je te crois mieux qu'un doeleur en chaire.

Égorge-moi d'ailleurs, je suis moulon,

Je suis gibier; chasseresse ou bouoliére

Comme on voudra, ta guenille m est chère.

A manier les ciseaux, Dalila,

Tu fus experte, et le sang ruissela

Pour tes beaux jeux sous les murs de Pergame,

Je le sais bien; mais quand tu n'es pas là,

Comme on s'ennuie, ô femme! femme! femme!

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