‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 46 sur 160 · LA FORET · texte numérisé non relu

LA FORET

Enfujons-nous, mes amis! se peut-il

Qu'à ces bourgeois le destin nous condamne?

Allons revoir, dans le rêve subtil

Où son amant se fait gratter le crâne,

ïitania baisant la tète d'àne.

Partons, avec nos appâts d'oiseleurs!

Cherchons les doux sommeils ensorceleurs ;

Allons au bois riant où Puck s'attarde,

Voir Fleur des Pois et sur son lit de fleurs

Bottom, avec monsieur Grain de Moutarde.

CHERUBIN

0 Chérubin! jeunesse, extase, amour,

Toi qu'en jouant Rosine déshabille.

Tu t'éveillais et tu riais au jour,

Et tu suivais, bel ange aux airs de fille.

Affriolé par sa noire mantille,

Fanchette ou bien madame Figaro.

Tu t'enivrais de l'odeur du sureau.

Puis tu posais ton front blanc sur les marbres,

Et tu venais comme un petit chevreau.

Mordre les fleurs et l'écorce des arbres !

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