‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 54 sur 160 · RONDEAU A ISMENE · texte numérisé non relu

RONDEAU A ISMENE

Oui, pour le moins, laissez-moi, jeune Ismène, Pleurer tout bas; si jamais, inhumaine.

J'osais vous peindre avec de vrais accents Le feu caché qu'en mes veines je sens. Vous gémiriez, cruelle, de ma peine.

Par ce récit, l'aventure est certaine, Je changerais en amour votre haine, Votre froideur en désirs bien pressants, Oui, pour le moins.

Échevelée alors, ma blonde reine, V^os bras de lys me feraient une chaîne, Et les baisers des baisers renaissants M'enivreraient de leurs charmes puissants; Vous veilleriez avec moi la nuit pleine, Oui, pour le moins.

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