TRIOLET, A PHILIS
D i j'étais le Zéphyr ailé, J'irais mourir sur votre bouche.
Ces voiles, j'en aurais la clé Si j'étais le Zéphyr ailé.
Près des seins pour qui je brûlai Je me glisserais dans la couche.
Si j'étais le Zéphyr ailé, J'irais mourir sur votre bouche,
RONDEAU, A 1SMÈNE
V/ui, pour le moins, laissez-moi, jeune Ismène, Pleurer tout bas; si jamais, inhumaine, J'osais vous peindre avec de vrais accents Le feu caché qu'en mes veines je sens, Vous gémiriez, cruelle, de ma peine.
Par ce récit, l'aventure est certaine, Je changerais en amour votre haine, Votre froideur en désirs bien pressants, Oui, pour le moins.
Ëchevelée alors, ma blonde reine, Vos bras de lys me feraient une chaîne, Et les baisers des baisers renaissants M'enivreraient de leurs charmes puissants; Vous veilleriez avec moi la nuit pleine, Oui, pour le moins.