XXII. Cinquième objection de Bavle
XXIII. Réfutation de celte objection. Baylo prouvant autre chose que ce qui est en question, pèche lui-même contre les règles des syllogismes qu'il fait valoir. ibid.
XXIV. Dernière objection de Bayle, qui dit que ce qui ne nous paraît pas conforme à la vérité , nous paraît contraire à la vérité. 70
XXV. Réponse à celte objection. La proposition de Bayle, prise dans sa généralité et entendue dans ce sens, que lorsqu'on ne connaît pas la vérilé d'une chose, on doit croire qu'elle est contraire à la vérité, serait extravagante. Texte du môme auteur, dont les aveux qu'il y fait le montrent condamné par son propre jugement. Excellente réflexion de M. de Fénélon sur les mystères, dont l'incompréhensibililé, loin d'empêcher leur croyance, doit la faciliter, ibid.
INSTRUCTION PASTORALE sur les mystères de la utilité.
I. Courte récapitulation de l'instruction précédente, et de l'éloge de la révélation. 73
IL Huit articles de foi sur le mystère de la Trinité. Plus leurs apparentes contradictions semblent choquer la raison humaine, moins est-il croyable que tant de nations y aient ajouté foi sans une autorité et une force divines. ibid.
III. Plan de la présente instruction divisée en trois parlies- 75
IV. Comparaisons défectueuses , mais toutefois utiles , et même nécessaires pour expliquer ce mystère par des choses corporelles. ibid.
V. Comparaisons employées par saint Augustin , tirées des choses spirituelles. 70
VI. Abrégé de toutes les explications plausibles que M. Bossuét et d'autres auteurs ont données de ce mystère.
VIL Premier éclaircissement nouveau , tiré de la créalion plus difficile à concevoir que la production du Verbe, et toutefois démontrée. Explication de plusieurs mots usités sur ce mystère ; différence entre l'être par soi , l'être de soi , l'être en soi el l'être à soi. 80
VIII. Deuxième éclaircissement nouveau , tiré d'une hypothèse de trois personnes humaines en un seul homme.
IX. Troisième éclaircissement nouveau , qui répand do la lumière sur ce que les plus anciens docteurs de l'Église ont dii en parlant d'un arbre à trois branches , dont chacune contient toute sa nature , et qui ue sont toutes ensemble qu'un seul arbre. 1 1 3
X. Quatre objections de Bayle. La première tirée de cet axiome : Qua: sunt idem uni tertio sunt idem inler se. La seconde fondée'sw ce qu'il est évident , selon lui, qu'il n'y a nulle différence entre nature, individu, personne. La troisième appuyée sur cette demande : Comment la paternité divine n'étant qu'une même chose avec la divinité du verbe, n'est-elle pas communiquée au Fils éternel avec la nature divine? La quatrième contenue dans cette assertion : Trois personnes qui'ne soient qu'un Dieu, desquelles l'une punisse, l'autre soit punie, sans qu'on puisse dire que celle qui est punie, punit, et que celle qui punit, est punie , quoique pourtant l'une et l'autre soient une même substance, un seul et même Dieu ; ces trois personnes , dit Bayle, sont | our moi une formelle contradiction. Réponse à ces quatre objections, dont la solution (spécialement de la dernière) est puisée dans l'hypothèse d'un seul homme en trois personnes. • 116
XL Objections des sociniens exposées et réfutées. Explication de ce texte de saint Augustin : Diclum est tamen très p'ersonai, non ut aliquid diceretur , sed ne taceretur. Texte semblable de J.-J. Rousseau sur l'incompréhensibililé de l'Être divin. Pitoyable ressource de cet auteur, qui pour affaiblir la force des miracles qu'il avoue renfermer le caractère le plus frappant de la Divinité , ose assurer que Jésus n'a point fait de miracles en signe de .v< mission. 124
XII. Quatrième éclaircissement nouveau sur ce que le mystère de la Trinité a de plus obscur. Hypothèse de deux plantes de blé , dont l'une n'ait qu'une seule tige , l'autre . en ait trois égales en tout , excepté que l'épi de la première lige ait 30 grains , l'épi de la seconde 20 , et l'épi de la troisième n'en ait aucun. Une telle plante de blé est tout à la fois une et trine : une en substance totale : trine en manière d'exister au nombre de trois en son espèce. Preuve de plusieurs vérités au nombre de cinq , dont la quatrième fournit la réponse aux objections d'un théologien contre l'hypothèse de trois personnes eu un seul homme. Récapitulation des principaux arides i-'àc«Jeul8. Aveu des encyclopédistes sur ce que la 1 ri-
TABLE DES MATIÈRES
nité , dont les philosophes païens , les platonistes ont eu quclqu'idée imparfaite, ne renferme point de contradiction et d'impossibijité. Dernier raisonnement pour prouver que les sept assenions qu'on est contraint , en rejetant ce dogme , d'admettre comme vraies, sont moins vraisemblables , plus obscures , plus incompréhensibles que ce mystère môme , dont l'on ne saurait trop inspirer aux fidèles la ferme croyance , accompagnée de sentiments d'admiration , de respect , de reconnaissance et d'amour.
Col. 150 INSTRUCTIONS PASTORALES