‹ Œuvres tres-completesChapitre 58 sur 70 · PREMIÈRE INSTRUCTION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE INSTRUCTION

I. Pourquoi M. de Pressy s'adresse-t-il au seul clergé ? Textes, exemple de saint Paul. Langage impie, conduite insensée des philosophes anlichrétiens qui osent traiter de folie ces augustes mystères , et se parer du beau nom de la sagesse pour l'attaquer insidieusement , a l'imitation du prince des ténèbres , qui se transforme en ange de lumière. 142

II. Haute idée que St. Augustin a eue de ces mystères pleins de merveilles dans leur principe et dans leur nature, dans leurs effets et dans leur fin! Passage de St. Bernard, qui dit que la boue a fait tout ce que Dieu a fait , et que Dieu a souffert tout ce que la boue a souffert. 145

III. Sublimes et affectueux sentiments de St. Paul sur l'Incarnation , dont le mystère caché dès l'origine des siècles dans le sein de la Divinité , a été dans la plénitude des temps manifesté en la chair, justifié par l'esprit, révélé aux anges , prêché aux nations , cru dans le monde. 147

IV. Précis des objections de l'incrédule contre ce mystère , (Loid il veut qu'on lui dévoile le comment et le pourquoi ; il oublie ces principes : voir clair est une raison d'affirmer ; mais ne point voir n'est jamais une raison de nier : il y a un milieu entre tout voir et ne rien voir ; Ce milieu est ne voir qu'en partie. Difficultés proposées par les Bonzes a l'apôtre du Japon , sur la permission du péché , sur sa punition éternelle , sur l'envoi tardif du Rédempteur , sur la distribution inégale des dons de la grâce. ibid.

V. Plan général des instructions sur l'Incarnation et la Rédemption , qui sont au nombre de trois et composent un môme tout. Avantage de leur style didactique et serré. Leur division en deux parties. Comment Dieu s'est-il fait homme sans cesser d'être Dieu ? Première partie et matière de la première instruction. Pourquoi Dieu s'est-il faithomme, et s'est-il rendu obéissant jusqu'à la mort de la croix ? Deuxième partie , et matière des deux dernières instructions. 1 50

VI. Motifs de l'Incarnation précédée de plusieurs siècles d'ignorance , d'idolâtrie , d'erreurs monstrueuses , de superstitions extravagantes et de vices infâmes. Moyens inutilement ou peu fructueusement employés à l'égard des Païens et des Juifs pour remédier a ces maux que le Verbe divin est venu guérir , en se faisant homme, serviteur , victime , pour réformer par ses exemples , éclairer par ses instructions , racheter par son sang le genre humain , ;i qui il a appris la science du salut , la science des Saints , fort préférable à celle des philosophes du paganisme et des faux sages de notre siècle. 151

VIL Grands et beaux sentiments de St. Paul sur la science de Jésus-Christ et de Jésus-Christ crucifié. Point d'occupation plus honorable, plus délicieuse, plus salutaire pour un digue ministre du Seigneur que celle d'étudier , de découvrir , de montrer la sage économie du mystère de la Rédemption , fort supérieur , mais non contraire à la raison. 153

PREMIÈRE PARTIE. Comment Dieu s'est-il lait homme sans cesser d'être Dieu ?

VIII. Premier exemple pour expliquer comment Dieu s'est fait homme capable d'ôlre vu , ei.tondu , touché. 155

IX. Second exemple pour expliquer la même vérité. Les opérations du Verbe sur sou humanité ressemblaient a celles de l'âme sur le corps , et les influences de son humanité étaient semblables à celles du corps sur l'àine qui l'anime. L'union du Verbe a l'humanité n'est, selon St. Thomas, qu'une certaine relation entre la nature divine. et la nature humaine , que l'on considère en tant que toutes deux appartiennent à sa seule personne. Qu'est-ce que l'homme , dit St. Augustin ? C'est une âme qui a un corps. Qu'est-ce que Jésus-Christ? C'est le Verbe, qui a une humanité. Manière imparfaite dont beaucoup de chrétiens conçoivent Jésus-Christ en se le représentant plus comme homme que comme Dieu. Quatre comparaisons qui rendent ce mystère intell'gible. 157

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