III. Division de celte Instruction en deux chapitres
CHAPITRE PREMIER. Où l'on justifie les preuves philosophiques que les saints docteurs ont données de l'équité des peines éternelles 446
IV. Preuves philosophiques de l'équité des peines éternelles réduites à quatre. ibid.
V. Objections d'un prélat anglican contre plusieurs de ces preuves. 447
Eclaircissements justificatifs de la première preuve de l'équité des peines éternelles, l'ondée sur ce que le péché mortel étant infini en grièveté , mérite un châtiment infini endurée. 418
Première considération. Souveraine malice du péché mortel. ibid.
Deuxième considération. Souveraine ingratitude que renferme le péché mortel. 4.Ï7
VI. Combien la gratuité des bienfaits de Dieu doit exciter la reconnaissance de l'homme. Ibid.
VII. Combien la multitude et la grandeur des bienfaits de Dieu méritent notre gratitude. 458
Troisième considération. Souveraine injustice que renferme le péché mortel. 4G9
Quatrième considération. Offense souveraine que renferme le péché mortel. 475
Eclaircissements justificatifs de la seconde preuve philosophique de l'équité des peines éternelles, à cause que le pécheur désire pécher toujours. 492
Eclaircissements justificatifs de la troisième preuve de l'équité des peines éternelles, fondée sur ce que l'âme impénitente ne pouvant jamais après la mort ni réparer son péché, ni en effacer la tache, ni en abolir lacoulpe, ni eu perdre le souvenir, doit en subir toujours la peine. 496
Eclaircissements justificatifs de la quatrième preuve philosophique de l'équité des peines éternelles, à cause que les récompenses magnifiques et surnaturelles promises par pure grâce à la vertu sont pareillement éternelles. Sept réflexions qui servent a prouver la justice de l'éternité des peines. 505
CliAP. II. Où l'on réfute les objections des incrédules contre le dogme de l'éternité malheureuse. 531
Première difficulté, qui attaque le dogme de la résurrection des corps, lteponsc. Abrégé de la dissertation de M. Meuvenlif, sur la possibilité de la résurrection. Son sentiment combattu par des raisons bien fortes. Observations de M. deLiguac, qui font voir que l'identité physique des mômes parties de matière n'est pas requise pour l'identité numérique du même corps. Expérience faite par Sanctorius, célèbre médecin, louchant les déperditions considérables qui se font chaque jour dans le corps humain par la transpiration. Conséquences qu'on en lire pour réfuter aisément l'objection prise des anthropophages.
Deuxième difficulté, qui attaque la spiritualité et l'immortalité de l'âme humaine et l'assimile a l'âme des botes. Réponse. Quatre assertions péremptoirement prouvées , savoir : 1° point de certitude que les bêtes aient une âme ; 2° supposé qu'elles en aient une, point de certitude qu'elle soit de la môme espèce que celle de l'homme ; 3° supposé qu'elle soit de môme espèce que celle de l'homme, point de certitude qu'elle périsse avec le corps ; 4° suppose qu'elle périsse avec le corps , point de certitude qu'il en soit de même de l'àme humaine. Opinion de
l'auteur de l'amusement philosophique sur le langage des bêtes qui, selon lui, sont des démous. Nouvelle hypothèse qui suppose des habitants dans les astres. Col. 531
Troisième difficulté, qui consiste à opposer à la spiritualité et à l'immortalité de l'âme, ses rapports avec l'organisation dont elle semble partager les vicissitudes. Réponse tirée de l'identité personnelle. 60i
Quatrième difficulté , prise de la liberté de Dieu qui i peut ne pas exécuter ses menaces. Réponse. Les menaces de l'enfer étant absolues , leur exécution future est aussi certaine qu'il est certain que Dieu ne peut meutir ni se contredire. Q[Q
Cinquième difficulté, tirée de ce que dans l'hypothèse de l'éternité des peines, la création cesserait d'être un bienfait. Réponse. Ce qui a été dit de la permission du péché s'applique ici. La grandeur des récompenses promises a la vertu surpasse de beaucoup la rigueur des châtiments infligés aux pécheurs. 615
Sixième difficulté, appuyée sur ce qu'une peine éternelle ne produisant pas un état d'amélioration et de pénitence, ne peut ôtre utile ni à celui qui la souffre ni à celui qui l'inflige. Réponse. La malice infinie du péché qui s'attaque à une majesté infinie, mérite une peine infinie. Il est faux qu'un châtiment ne peut être équitable s'il n'est utile au coupable qui le subit ou au juge qui l'inflige. Utilité du supplice des réprouvés pour détourner du péché d'autres êtres libres qui peut-être se succéderont éternellement, et pour exciter la reconnaissance des élus, par la comparaison de leur étal avec celui des damnés. 620
Septième difficulté, lirée du langage de l'Ecriture, selon laquelle l'occupation quotidienne de Dieu est de répandre les bienfaits et de faire miséricorde. Réponse. La bonté de Dieu ne consiste pas a laisser le crime impuni. La menace de l'enfer multiplie les citoyens du ciel. Explication de ces paroles de l'Evangile • Beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. Horrible exagération d^ Bayle, qui ose attribuer â la doctrine chrétienne le prétendu dogme des supplices infinis de tous les hommes à quelques-uns près. Judicieuses réflexions de Bayle, qui reconnaît l'utilité du dogme de l'enfer. Textes de l'Ecriture de S. Bernard et de S. Augustin, dont plusieurs se servent pour soutenir que les tourments des réprouvés sont de temps en temps soulagés par quelqu'adoucissement ou par quelqu'iuterruption. 625
INSTRUCTION PASTORALE sur la distribution des dons inégaux de la grâce. 659
I. Courte récapitulation des trois instructions précédentes, ibid.