‹ OEuvresChapitre 107 sur 286 · SUR LE MÉPRIS DES PETITES HNESSES · texte numérisé non relu

SUR LE MÉPRIS DES PETITES HNESSES

Que je vous estime, mon très-cher ami, de mépriser les petites finesses dont on s*2dde pour imposer I Laissez-les constamment à ceux qui craignent d'être approfondis, qui cherchent à se maintenir par des amitiés ménagées ou par des froideurs concertées, et attendent toujours qu'on les prévienne. Il est bon de vous faire une nécessité de plaire par un vrai mérite, au hasard même de déplaire à bien des hommes; ce n'est pas un grand mal de ne pas réussir avec toute sorte de gens, ou de les perdre après les avoir attachés. Il faut supporter, mon ami, que l'on se dégoûte de vous, comme on se dégoûte des autres biens ; les hommes ne sont pas touchés longtemps des mêmes choses; mais les choses dont ils se lassent n'en sont pas, de leur aveu, pires. Que cela vous empêche seulement de vous reposer sur vous-même : on ne peut conserver aucun avantage que par les efforts qui l'acquièrent.

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