‹ OEuvresChapitre 223 sur 286 · La conscience est la plus changeante des règles · texte numérisé non relu

La conscience est la plus changeante des règles

13&. La fausse conscience ne se connaît pas.

135. La conscience est présomptueuse dans les sains, timide dans les faibles et les malheureux, inquiète dans les

< [Bien. — V.] Cette Maxime dément la 123% car les passions sont la nature, et le jugement c'est la raison ; or, l'auteur dit ici que les passions font plus de fautes que le jagement — M. — Je crois qu'il faut entendre par la première de ces deux Maximes, que la raUon nousttwnpe, proportion gardée^ plut souvent que la nature, Vauvenargues croyant, comme il l'éublit dans la seconde Maxime, que la raison a moins souvent occasion de faire des fautes que la nature, parce que le nombre des actions qu'elle dirige est beaucoup moins considérable. — S.

« [Très-beau. — V.] — Voltaire dit ailleurs, à propos de cette Maxime: M C'est ainsi que, sans le savoir, Vauvenargues se peignait lui-même. » — Aimé-Martin remarque, à son tour : « M»* de Lambert avait dit : Rien ne « peut plaire à Vetprit^ qu'il n'ait passé par le cœur; Vauvenargues dégage « cette pensée de ce qu'elle a d'étroit et de brillant; il dit : Les grandes pen- • sées viennent du cœur; et voilà une Ame qui se peint, et tout le monde « retient cette ligne, qui est l'expression du sublime. » — G.

5 [Bien. —V.]

* [C'est grand. — V.l

Page 1