L'invention est l'unique preuve du génie
5A3. On n'apprend aux hcnnmes les vrais plaisirs qu'en les dépouillant des faux biens, comme on ne fait germer le bon grain qu'en ai*rachant l'ivrsde qui l'environne '.
5A&. 11 n'y a point, nous dit-on, de faux plaisirs : à la bonne heure; mais il y en a de bas et de méprisables. Les choisirez-vous ?
« Voir la Maxime 615«. — G. -
* Rapprochez cette Maxime et la suivante de la Variante de ia 272''. —G.
ET IflÂXIHES. 45f
5A 5. fLea plus vifs plaisirs de l'âme sont ceux qu'on attribue au corps ; car le corps ne doit point sentir, ou il est âme.]
5A6. [La plus grande perfection de l'âme est d'être capable de plaisir.]
547. La vanité est le premier intérêt et le premier plaisir des riches.
6A8. C'est la faute des panégyristes» ou de leurs béros, lorsqu'ils ennuient.
5&9. Il faut savoir mettre à profit l'indulgence de nos amis et la sévérité de nos ennemis.
550. Pauvre, on est oocupé de ses besoins; riche, on est dissipé par les plaisirs, et chaque condition a ses devoirs, ses écueils, et ses distractions, que le génie seul peut franchir.
551 . [Je désirerais de tout mon cœur que toutes les conditions fussent égales; j'aimerais beaucoup mieux n'avoir point d'inférieurs, que de reconnaître un seul liomme au-^ dessus de moi. Rien n'est si spécieux, dans la spéculation, que l'égalité ; mais rien n'est plus impraticable et plus chimérique*.]
552. Les grands hommes le sont quelquefois jusque dans les petites choses.
553. Nous n'osons pas toujours entretenir les autres de nos opinions ; mais nous saisissons ordinairement si m^ leurs idées, que nous perdrions peut-être moins dans leur esprit à parler comme nous pensons, et nous serions moins ennuyeux.
55 A. [Il est juste que ce qu'on imagine n'ait pas l'air si original que ce qu'on pense.]