‹ OEuvresChapitre 276 sur 286 · L'esprit ne fait pas connaître la vertu · texte numérisé non relu

L'esprit ne fait pas connaître la vertu

856. Il n'y a point d'homme qui ait assez d*esprit pour n'être jamais ennuyeux.

857. La plus charmante conversation lasse l'oreille d'un homme occupé de quelque passion •*.

« Voir la Maxime 10'. — G.

« fFaibleetrépété. — V.]

3 {Faible. —V.] — Ceia parait hors de doute. Cependant on rencontre souvent telle ou telle personne qui aime peu la vie, et qui craint infiniment la mort. — F. — Voir les Maximes 698M0O'. — G.

* Il faut, Je crois, l'amour de la gloire. Sans triompher d'elle, c'est-à-dire, je pense, sans la faire mépriser. — S. — Gloire veut dfre ici, je crois, forfan^ terie, et tant triompher d^elle signifie tant parvenir à la mépriter^ ou à ne pas la craindre. — G.

a [Faux. — V.] Rapprochez des Maximes 36/i'et 365*. — G.

o-"»-» fConmum. — V.]

0. 10 [Répété.] —En effet, Vauvenargcos revient bien souvent sur la première de ces deux pensées. — G.

*• [Commun.] — V.

858. Les passions nous séparent quelquefois de la société, et nous rendent tout Tesprit qui est au monde aussi inutile que nous !e devenons nous-mêmes aux plaisirs d'autrui '.

859. Le monde est rempli de ces hommes qui imposent aux autres par leur réputation ou leur fortune; s'ils se laissent trop approcher, on passe tout à coup à leur égard de la curiosité jusqu'au mépris, comme on guérit quelquefois, en un moment, d'une femme qu'on a recherchée avec ardeur •.

860. On est encore bien éloigné de plaire, lorsqu'on n'a que de l'esprit'.

861. L'esprit ne nous garantit pas des sottises de notre humeur^.

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