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DE l'amitié que l'on a pour les bêtes

Il peut entrer quelque chose qui flatte les sens dans le goût qu'on nourrit pour certains animaux. Quand ils nous appartiennent, j'ai toujours pensé qu'il s'y mêle de l'amour-propre : rien n'est si .ridicule à dire, et je suis fâché

* [Cette différeiice eat très-bien observée, et rentre dans le dessein de la nature. Loin de voir, comme Helvétius, dans la dépendance des enfants un principe de haine, Vauvenargues y voit avec raison une des causes de la tendresse filiale. — La H.]

* Les divers éditeurs do Vauvenargues donnent ici qaatrc lignes qui se trouvent, en effet, dans la première édition, mais qui ne paraissent plus dans la seconde. Vauvenargues, d'après le conseil de Voltaire, avait supprimé luimême sur l'exemplaire d'Aiv, ce passage peu important d'ailleurs, et nous ne voyons pas qu'il y ait lieu do le nHablir, contre l'intention de l'auteur. — G.

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qu'il soit vrai; mais nous sommes si vides, que, s'il s'offre à Dous la moindre ombre de propriété, nous nous y attachons aussitôt. Nous prêtons à un perroquet des pensées et des sentiments; nous nous figurons qu'il nous aime, qu'il nous craint, qu'il sent nos faveurs, etc. Ainsi nous aimons l'avantage que nous nous accordons sur lui. Quel empire I mais c'est là l'homme.

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