‹ OEuvresChapitre 54 sur 286 · DU BON ET DU BEAU · texte numérisé non relu

DU BON ET DU BEAU

Le terme de bon emporte quelque degré naturel de perfection; celui de beau, quelque degré d'éclat ou d'agrément'. Nous trouvons l'un et l'autre réunis dans la vertu, parce que sa bonté nous plait, et que sa beauté nous sert. Mais d'une médecine qui blesse nos sens, et de toute autre chose qui nous est utile, mais désagréable, nous ne disons pas qu'elle est belle; elle n'est que bonne; de même à l'égard dea choses qui sont belles sans être utiles.

M. Grouzas' dit que le beau natt de la variété réductible à l'unité, c'est-à-dire tl'un composé qui ne fait pourtant qu'un seul tout et qu'on peut saisir d'une vue ; c'est là, selon lui, ce qui excite l'idée du beau dans l'esprit.

1 De perfection aussi, au même titre que le ternie de bon. — G.

s Jean-Pierre de Grouzas , mort en 1748 , est l'auteur d*un Traité mr le beau. — F. — [A quoi bon citer Grouzas, pour ne rien dire -de plus que ce qu'il dit ?—V.]

Dans réditipn qu'il a donnée, et dans celle qu'il préparait, Vaurenarguea mettiùt en tête de ces Réfiexiùns un petit Avertissement qui a été supprimé, on ne sait pourquoi, dans les éditions suivantes, et que nous cétabUssons ici.— G.

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