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tuinbast dans les caques de pouldrrqiril yavoit dans l'endroict où ils estoient gardes. Nous secouons icy les limites el dernières closturesdes sciences, ausquelles l'extrémité est vicieuse, comme en la venu. Tenez vous dans la route commune; il ne faict pas bonestre si subtil et si tin. Souvienne vous de ce que dict le proverbe toscan :
Chi iroppo s'assoitiglia, si seavezza '.
Je vous conseille, en vos opinions et en vos discours, auiani qu'en vos mœurs ei en toute aulire chose, la modération efl l'atirempance^, et la iuyte de la nouvelleté et deJ'estrangeté; toutes les voyes extravagantes me fascbent. Vous qui, par Tauciorite que vostre grandeur vous apporte el encores plus par les advaniages que vous donnent les qualités plus vostres, pouvez, d'un clin d'tjeil, commander à qui il vous plaist, debviez donner ceste charge à quelqu'un qui feist profession des lettres, qui vous eust bien auliremeni appuyé et enrichy ceste fantasie. Toutesfois, en voicy assez pour ce que vous en avez à faire.
Epicurus^ disoit, des loix, que les pires nous estoient si nécessaires, que, sans elles, les hommes s'eniremangeroienî les unsjles aultres; et Platon^ vérifie que, sans loix, nous vivrions comuie bestes. ÎSostre esprit est un util vagabond, dangereux et téméraire; il est malaysé d'y joindre l'ordre et la mesure; et, de mon temps, ceulx qui ont quelque rare excellence au dessus des aultres, et quelque vivacité extraordinaire, nous les voyons quasi tout s desbordés en licence d'opinions et de mœurs; c'est miracle s'il s'en rencontre un rassis et sociable. On a raison de donner à l'esprit humain les barrières les plus conlrainctes qu'on .peult; en l'estude. comme au reste, il luy fault compter et régler ses marches ; il luy fault tailler par art les limites de sa chasse. On le bride et garrotte de religions, de loix. de coustumes, de science, de préceptes, de peines et recompenses mortelles et immortelles; encores veoid on que, par sa volubilité et dissolution, il eschappe à toutes ces liaisons; c'est un corps vain, qui n'a par où estre saisi et assené un corps divers et dif-
(I) Par trop subtiliser, on s'eijnre soi-niéme.
Petr., canz. XI, v. 48, éd. de Veuisc, 1756. I2i Vnderaliou. '
■ji Put., contre Cotolès, c. 27, J. V. » (4) Lois, IX, p. 871. C.