Du Roure ( le marquis , anonyme). Éloge de
Montaigne. Discours qui a obtenu une mention honorable , etc. Paris; Fain , 1812 , in-8» , 39 pages.
96. J. Dutens. Éloge de Montaigne. Discours (jui a obtenu une mention honorable, etc-, Paris., F. Didot et Favre., 1818, in-8", 76 pages.
97. Biot (de l'Institut, anonyme). Montaigne. Discours qui a obtenu une mention , etc.; Paris, Michaud, 1812, in-8o. 68 pages.
Ce discours me paraît être la pièce la plus remarquable qui ait été publiée sur Montaigne. Dominant son sujet, l'auteur apprécie avec une extrême indépendance et une grande supériorité de vues, l'époque où a vécu ce philosophe, ses qualités personnelles, et l'influence qu'ont exercée sur son caractère et sur sa philosophie les opinions et les mœurs de son temps; bien que dans cette dernière partie M. Biot se montre sévère, on peut dire en gént rai que Montaigne n'a jamais été mieux jugé que dans ce travail.
98. J. y. Leclerc. Eloge de messire Michel , seigneur de Montaigne , etc. ; Paris, Auguste Delalain, 1812, in-S", 176 pages, dont 60 consacrées aux notes. Ce discours a reparu avec de légères modifications à la tête de l'édition des Essais que l'auteur a donnée chez Lefèvre^ en 1826.
99. Victoria Fabre. Eloge de Michel de Montaigne; Paris.) Maradan , 1812, in-8°; 83 pages.
100. Vincens (Emile). Eloge de Michel de Montaigne qui n'a pas concouru pour le prix de l'Institut. ; Paris. Fantin., 1812 , in-8° ; 112 pages.
101. F.Guî.sot. Annales del'éducation. Paris, Lenormant,t.m. 1812, in-8» (p. 65, 129, 193, 257),
On trouve aux endroits indiqués un exposé des idées de Montaigne sur l'éducation , et une juste appréciation de leur valeur. L'auteur (M. Guizot) présente dans un résumé fort substantiel , la doctrine de Montaigne dans laquelle il trouve beaucoup à louer ; on lira avec intérêt le jugement qu'il porte sur le génie et le caractère de ce philosophe.
102. Mazure {F. Â. J.). Eloge de Montaigne; Angers, Marne, 1814 , in-8<», 51 pages.
103. François (de Neufchâteau ). Essai sur les meilleurs ouvrages écrits en prose dans la langue française, — Paris, 18l6,in-8°5 brochure sans frontispice. L'auteur indique les additions qui devraient être faites k une bonne édition des Essais; ce sont, suivant lui , les variantes des édit- de 1580 et 1588, un glossaire, un extrait du Voyage et un extrait de Raymon Sebond. On voit que ces améliorations se rencontrent dans les éditions qui ont paru depuis cette époque.
104. Eloi Johanneau. Avertissement de l'édition de Lefèvre , 1818, et les notes de cette édition.
105. Labouderie{M. l'abbé, anonyme). Le Christianisme de Montaigne, ou Pensées de ce grand homme sur la religion; f aris,Demonville. i8i9;in-8».
NO'J ici: BIBLIOGUAPHIQDE 6UK MON i AiGiM:
106. Amaury-Duval. Préfece de la Collection des Moralistes français (page 9). Vie de Montaigne et notice sur les principales éditions des Essais, à la tête de l'édition de Chasseï wu : 1820.
107. Gence{J.-U.-M.). Article Montaigne, dans la Biographie universelle, tome XXIX, pages 420- 41. 18^1. L'auteur a fait tirer il part quelques exemplaires de cet article.
108. Iconographie instructive. Notice biographique entourant un portrait gravé; une feuille pour chaque article. Format grand in-8°. Il y a un article consacré à Montaigne.
109. Charles Nodier. Questions de littérature légale, du plagiat, de la supposition d'auteurs, des supercheries qui ont rapport aux livres, deuxième édition. Paris, fioret. t828, in-S». L'auteur indique uu certain nombre des emprunts qu'ont fait à Montaigne, et sans le nommer, Corneille, Voltaire, J.-B, Rousseau, Pascal (page 7, 41 et suivantes; 159 et suivantes, 206 et suivantes). Mélanges tirés d'une petite bibliothèque. — Paris, 1829 (Discussion à l'occasion de l'édition des Essais attribués aux EIzevirs, pages 6-9).
110. Laurentie. Notice sur l'esprit de Montaigne, en tête de l'ouvrage qu'il a publié sous ce titre en 1829. (Voyez les Extraits des Essais.)
111. De Peyronnet. Notice sur Montaigne dans le Plutarque français. Paris, 1834, grand in-8'' (datée du château de Ham, sept. 1834).
112. Encyclopédie méthodique. Histoire (tome Hl, 1788, art. Montaigne et Eiicyclopediana).
113. t andon. Galerie historique des hommes les plus célèbres. Paris, 1806, in-12 (lome 8).
114. Le comte de la Platrière. Galerie universelle, etc. Paris, liailly, 1787, in-4°. Art. Montaigne, de 68 p. avec portrait.
115. Salgé Bordes. Juji;ements sur les meilleurs écrivains anciens et modernes. Pam, 1812, in-r2 'page 139).
116. J.'4>C. liùchon. Notice 6uriF/on?fl/^«e, en têie de l'édition des teuvres de cet auteur dans ic Panthéon littéraire.
■ On trouve dans /a (jïronrfé, Revue de Bordeaux, février 1834, 9'- livraison, jjn article intitulé Inslallation de Michel Ùontaigiie, maire de IJordeaua:. et l'éditeur fait précéder ce récit d'une note sig.ier G. ainsi conçue : « 11 y a quelques années que des « maçons travaillant à une maison autrefois habi- « tée parMichel deMontaigne, an coin de l'impasse
■ des Minimettes, à Bordeaux, découvrirent sons
• une poutre uu manuscrit renfermé dans une cas- « settede bois de cyprès. C'était vraisemblablement
• le journal inédit d'un ancien serviteur de l'auteur ' desEssAis, lequel avait sansdoute habité avec lui
• cette maison, dont la façade gothique a été dé « truite dernièrement, etc. » M. Aimé Martin, l'obligeance duquel je dois d'avoir eu counaissan de cette pièce, est convaincu quec'estuu paslich et je crois qu'il ne petit y avoir aucun doute à ce égard. L'auteur a pris textuellement' dans les Essais les discoius et les réflexions qu'il prête à Montaigne' dans le cours de cette solennité', et cette circonstance seule suflirait pour démontrer la supercherie.
Cette dernière pièce sert naturellement de transition pour mentionner, en tenuiuaut cette notice, quelques ouvrages dans lesquels les auteurs ont pris Montaigne pour leur interprète. Ainsi, dans un discours récemment couronné par l'Insfitut, sur le courage civil., on voit paraître Montaigne comme un des interlocuteurs.
La Dixmerie a fait suivre l'éloge quil a donné de Montaigne, d'un dialogue entre ce philosophe, Bayle et J.-J. Rousseau.
Il a paru, en 1823, Paris, Delaunay, in-S", sans nom d'auteur, un volume intitulé Montaigne aux Champs Êlysécs, et qui se compose de huit dialogues en vers dans lesquels on le fait successivement converser avec Démocrite, Rabelais, etc.
usl
Table alphabétique des auteurs mentionnés dans la notice qui précède.
Auiilloii no
Desman ts
La Harpe-
Aiiinuld
Dossessarts
la Montagne
Artaud
Didei'ot
La m y
Balz:ic
uixmeiie
Laiidon
Basiido
hroz
Laurentie
Baudius
Dutens
Lecicic
Bayle
nuval (Amauryj
lOC.
Leclerc (Joseph-Victor)
Beèverwyk
Diiver di'T
lif.
Leineicier fNépomr)
Bèraiitjer
F.ilire (Victorin)
MallPbrnncbe
Beriiadau
Prller
Maréchal.
Bernard Jacques.
Fr.iiiçuis de Neufchâtcau
Marmoutel
Biot
Fntier
Hlaznie
Bonavcnlure d'Argonne
cnce
Ménage
touhier
Ooiirnav
Montesquieu
Bourdic-Viot
Giiizdt
Naigenii
Bret
Oiiy Palin
Niceron
Bticlion
in.
lUiet
Nicole
Cajol
Jay
Nodier
Chanet
JohatKieau (Kloi)
Pah'ssot
Cliaudoai
Joiiaihan de Saint-Sernin
Pascal
Clienier
Juste iJpse
Pa^quier
Chciardie
l.abondeiie
lf)o.
Paulmy
ColJ.tel
La Bruyère
Peignot
Coste
Lacombe ■ ■
Pesselier
CroMsaz
Lacroix du Maine.
Peyronnet
Daudisuier
Ladvocat
Plassac Méré
DesIaDdes
es.
LafaUle
Platrière (comte de la)
toi.
l'once
De CJiierlon .
Boure fm.irquls du)
Rousseau (J.-J.)
Sabatier
Sacy
Savcricn
Saini-lîvremond
Sainte-Marthe (.ScevoJeJ
Sa ge Bordes
Sca iger
ScgraJs
.sillion
SorcI
Tali)ert
Tess-er
Tliibaudeau
Tliol] 'de)
Titon du Tillet |Tre.'s:iu ; Vcrnier ) Vienne (Dom de)
Villi-main {Vi liers
Vincens
Voltaire
ESSAIS
DE
MICHEL DE MONTAIGjNE.
L'AUGTEUR AU LECTEUR.
C'est icy un livre de bonne foy, lecteur. Il t'advertit dès l'entrée que je ne m'y suis proposé aulcune fin que domestique et privée; je n'y ay eu nulle considération de ton service ny de ma gloire ; mes forces ne sont pas capables d'un tel dessein. Je l'ay voué à la commodité particulière de mes parents et amis , à ce que m'ayants perdu (ce qu'ils ont à faire bientost) ils y puissent retrouver quelques traicts de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vifve la cognoissance qu'ils ont eue de moy. Si c'eust esté pour rechercher la faveur du monde, je me feusse paré de beautés empruntées : je veulx qu'on m'y veoye en ma
façon simple, naturelle et ordinaire, sans estude et artifice; car c'est moy que je peinds. Mes deffauts s'y liront au vif, mes imperfections et ma forme naïfve, autant que la révérence publicque me l'a permis. Que si j'eusse esté parmy ces nations qu'on dict vivre encores soubs la doulce liberté des premières loix de nature, je t'asseure que je m'y feusse très volontiers peinct tout entier et tout nud. Ainsi, lecteur, je suis moymesme la matière de mon livre; ce n'est pas raison que tu employés ton loisir en un subject si frivole et si vain ; adieu donc.
De Montaigne, ce 12 de juin 158a