PAO LA
MoDaldeschi!
MOHALDB8CHI.
Pourquoi Me poursuivre ainsi... dis... que veux-tu doue de moi ? Parle.
paola.
Je ne veux rien, seulement Je suis l'ombre
Que le ciel a ton Jour mêle pour qu'il soit sombre,
Le songe qui la nuit tourmente ton sommeil,
El la voix qui te dit : «Malheur!...* à ton réveil.
MONALB1SCHI.
Paula, depuis trois ans je souffre ta démence, C'est assez.
PAULA
C'est assez! De sa parole immense, Au jour du jugement, où tu criras merci, Quand Dieu t'appellera, je dirai : — Me voici !— C'est assez ! — oh ! non, non.
■oualbucm , réfléchissant un moment, puis allant à elle.
Eh bien ! encor peut-être, Si vous voulez, Paula,— je puis foire renaître Le bonheur dans les jours qui vous sont réservés. Voulez- vous être heureuse encor? vous le pouvez.
PAULA
Serait-ce de ta bouche une ironie affreuse,
Que de me dire à moi : « Tou lez -vous être heureuse ? »