‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 123 sur 999 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les précédents; STEINBERG et EBBA entrant d'un côté, appuyés sur Us bras l'un de l'autre; SEN- TINELLI entre du côté opposé.

SENTINELLI

Ah ! monsieur de Steinberg, suis-je en retard ? la reine MVt-elle demandé ?

STEINBERG

Non.

EBBA

Notre souveraine Repose encore; hier, vous vous souvenez bien, Que d'un double savant, grand théologien, Elle a dans la soirée accueilli les hommages ; Ils ont sur le sanscrit et le culte des mages Argumenté jusqu'à deux heures du matin.

C'était fort amusant.

ibba.

Oui, l'on parlait latin.

MONALDESCHI

Pour moi, j'ai de la reine admiré la harangue.

EBBA

Je ne vous savais pas si fort sur cette langue.

CHRISTINE

SITTIHELLI.

Un courtisan ! madame : eh ! que dites-vous donc ? Des langues en naissant ces messieurs ont le don; Et lorsque par hasard quelquefois il arrive Que des mots prononcés d'une façon plus vive Intimident l'un d'eux au point que vainement Il cherche quelle langue on parte en ce moment, En efforts maladroits bien loin de se confondre, Il s'incline plus bas, et c'est encore répondre...

D'un tel propos, monsieur, Je puis me plaindre.

8EWTIHELLI.

A qui?

M05ALDE9CHI

A la reine, monsieur.

8EHTIKELLI.

Seigneur Monaldeschi, J'ai, d'un propos amer quand mon âme est frappée, Ma confidente aussi.

MONALDESCHI

Laquelle ?

8EKT1NELLI.

Mon épée.

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